samedi 1 septembre 2012

Où l'on découvre une capitale quelque peu anarchique, c'est peu de le dire !

Après une nuit d'un repos réparateur et bienvenu, direction Bucarest. C'est la capitale, on ne peut pas y couper. Et puis elle ne se trouve qu'à 70 km de Plopeni ; après les 2300 km qu'on vient de se farcir, c'est un argument non négligeable. La moto c'est bien, mais point trop n'en faut !


J'avais repéré le centre-ville sur mon guide Michelin : "Lipscani". Problème : en l'absence de tout panneau indicateur ou presque, comment trouver le centre-ville dans cet urbanisme totalement anarchique ? Au pif.


Notre pifomètre nous mène donc de Plopeni aux faubourgs de Bucarest, via une autoroute toute neuve et quasiment désertique. Comme ce n'est pas la première ville roumaine qu'on aborde, on n'est plus très surpris de constater l'anarchie qui règne en ce lieu. De la plaine, des champs à perte de vue, des gens assis sur le bord des routes qui ne font rien de spécial, des charrettes en bois tirées par des chevaux et, d'un seul coup, un ensemble de tours de 10 étages flambantes neuves, construites à cet endroit pour on ne sait quelle raison.


Après quelques hésitations, notre route pénètre un peu plus avant dans Bucarest. A en juger par l'opulence des maisons, le quartier riche, enfin que dis-je, pété de thunes, se trouve à la périphérie de la ville. Des maisons sous bonne garde : murs/remparts, caméras, grilles, et sociétés de sécurité privée omniprésentes.


Enfin, après quelques atermoiements directionnels, nous finissons par gagner un quartier que notre jugeotte nous souffle être le centre-ville, ou ce qui s'en rapproche le plus.
Le temps de ne pas se faire arnaquer par un type d'une boite de sécurité privée, qui voulait faire le parcmètre humain pour garder nos 2 motos, et d'aller trouver un bout de trottoir sans racket un peu plus loin, nous voici enfin piétons dans les rues de la capitale roumaine !





Nos pas nous mènent à la fameuse "maison du peuple". En fait de maison - let me lol, c'est ce taré de Ceausescu qui, dans son délire mégalomaniaque, s'était fait construire un palais colossal (le 2ème plus grand bâtiment du monde en superficie, derrière le Pentagone !). Aujourd'hui, une partie de ce palais sert à des conférences européennes, et l'autre partie... tombe en ruine, faute de moyens pour l'entretenir.


Ce palais se visite. Jusqu'à 16 heures. Dommage pour nous, il paraît que la démesure des 1000 salles entièrement marbrées vaut le détour !


La Maison du peuple, qui n'est ni une maison, ni pour le peuple !

L'on peut constater, juste en face du palais, des bâtiments eux aussi grandiloquents, dont le nombre de clim est lui aussi grandiloquent.



Au-delà de son aspect tragi-comique, cette photo illustre bien l'un des problèmes en Roumanie, niveau tourisme : l'esthétique urbaine est la dernière des préoccupations, y compris celle de sites supposés attirer les étrangers.

Nos pas, autant que nos chaussures, nos articulations, notre squelette et nos muscles nous portent pour finir au parc Cismigiu, qui nous offre une verdure bienvenue après ces heures de marche dans un environnement bétonné de toute part et écrasé d'un chaud soleil.





l'observateur averti aura remarqué un couple de mariés, là-bas tout au fond. Il y en avait des tas, en ce samedi 1er septembre, ce qui permet de différencier Bucarest de Bamako ; pratique !


Des chiens errants, partout ; pas agressifs lorsqu'ils sont seuls, mais il paraît qu'en meute...

Le mec n'a pas l'air rassuré !

Les gens roumains, c'est comme les gens français, à part qu'ils sont roumains ; étonnante constatation ethnologique.

A l'heure du goûter, une petite glace dans ce passage frais et étroit est la bienvenue.

Magnifique grille en fer forgé.

Mais il est déjà l'heure de quitter Bucarest pour regagner nos pénates.


Cette ville ne m'aura pas laissé un souvenir impérissable. Trop anarchique, trop dégradée, peu adaptée aux touristes en raison des indications inexistantes pour se repérer, absence d'un véritable centre-ville regroupant le cœur historique (merci Ceausescu et son œuvre de destruction ! et merci les services gestionnaires de l'urbanisme, qui doivent se les rouler tranquille vu l'anarchie totale des constructions).

2 commentaires:

  1. Vraiment beaucoup de très beaux ouvrages de ferronnerie.

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  2. Oui, vraiment superbe travail d'artisan, cette grille :o

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