Où l'on dépote pour aller chez un pote
Ce qui s'annonçait comme une longue journée de gros gaz en montagne s'est révélée être l'une des pires journées du séjour.
Pourtant, le beau temps est de la partie, comme depuis le début de ces vacances.
Pourtant, les motos roulent bien, comme depuis l'invention de la moto fiable par les japonais.
Pourtant, les paysages sont somptueux, comme depuis l'apparition des chaînes péri-téthysiennes, formées pendant le Mésozoïque et le Cénozoïque
Alors, qu'est-ce qui a merdé ?
Nous sommes tombés sur le combo fatal dimanche ensoleillé + rassemblement de Harley. Des Harley qui se trainent absolument partout et qui nous pourrissent nos montées de cols. Au début les dépassements se font courtois et patients, mais virent au carnage sanguinaire à mesure que l'énervement m'envahit de voir des routes aussi belles ainsi polluées de ces chromes scintillants et de ces motards qui en appellent à leur maman dès lors qu'un de leur pot frotte parce qu'ils ont pris 3 degrés d'angle. Je n'imagine pas le degré de beauferie nécessaire pour aimer se trainer ainsi l'organe, tout ça pour dire qu'on roule en Harley. Nous au moins, sur nos japonaises passe-partout, on ne se la pète pas mais on avance.
On avance tant et si bien qu'on n'a pas fait le quart du trajet qu'il est déjà plus de midi. Merci les abrutis sur leurs vibromasseurs chromés ! Il est temps de se manger la pillule amère que tout motard redoute : l'autoroute. Il faut avancer, et vite. C'était sans compter sur un bouchon colossal à l'approche d'Innsbruck : les gens rentrent de week-end.
Bref, une journée gâchée par des rebelles en plastique "born to be slow", des bouchons, de l'auroroute à gogo et une route qui n'en finit pas de ne pas en finir. Du coup, moi qui m'étais juré de ne jamais remettre les roues en Suisse et certainement pas en faisant de la violence routière, j'ai finalement traversé le pays d'est en ouest à des vitesses répréhensibles que les nombreux radars automatiques ne manqueront probablement pas de répréhensibler d'ici quelques mois. J'ai déjà commencé à économiser...
Finalement, le soir est déjà tombé depuis longtemps lorsque nous arrivons à Lausanne, chez un ami qui a la gentillesse de nous accueillir pour la nuit.
Une bien loooooooooooongue journée.
RépondreSupprimerUne matinée entre rage et envie de meurtre en série de tout ce qui porte un étendard américain, et jubilation de la bonne vieille violence routière des familles en Alpages.
Un coucou amical _o/ à nos deux kékés locaux qu'un autocar indélicat nous aura empêché de saluer comme il se doit au terme d'une bonne petite arsouille de circonstance.
Mais bon, sortir de table à 14h passées quand on est au milieu des Dolomites et qu'on a prévu de coucher à Lauzanne... Fallait s'y attendre...
La seconde partie de la journée fut éreintante.